L’ Université de Kara et de Lomé dressent le bilan du projet CHAIN-TOGO

L’auditorium de l’Université de Lomé a accueilli, le 03 février 2026, une conférence nationale organisée dans le cadre du projet « Cooperation for Holistic Agriculture Innovation Nests in Sub-Saharan Africa » en abrégé (CHAIN-TOGO). Cette rencontre avait pour objectif de faire le point sur les activités du projet, lancé au Togo en 2023 et piloté par les universités de Kara et de Lomé, tout en mettant en lumière ses acquis au profit du système de formation agricole et des acteurs du secteur. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la directrice de cabinet du ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique Dr Ama Dzifa Gameti, en présence du premier vice-président de l’Université de Lomé, Professeur Komla Batawila, du secrétaire général de l’Université de Kara, M. Egbaou Assoté, ainsi que des coordonnateurs du projet CHAIN-TOGO à l’Université de Kara et à l’Université de Lomé respectivement Professeurs Atti Tchabi et Agnassim Banito.

Dans son allocution, Dr Ama Dzifa Gameti a salué la pertinence du projet CHAIN-TOGO pour le développement de l’enseignement supérieur et du secteur agricole au Togo. « Le projet CHAIN s’inscrit parfaitement dans la vision du gouvernement togolais qui fait de la formation professionnalisante, de la recherche appliquée et de l’innovation des leviers essentiels du développement durable », a-t-elle déclaré, tout en encourageant les universités à renforcer les synergies avec le monde socio-professionnel. De son côté, le coordonnateur du projet à l’Université de Lomé, Professeur Agnassim Banito, a rappelé les objectifs fondamentaux de CHAIN-TOGO. «CHAIN vise à améliorer la qualité de la formation agricole en Afrique subsaharienne en mettant l’accent sur l’innovation, l’entrepreneuriat et la transformation des produits agricoles, tout en rapprochant davantage l’université des besoins réels des producteurs », a-t-il expliqué.

La conférence a réuni une cinquantaine de participants, parmi lesquels des producteurs agricoles, chercheurs, innovateurs, chefs d’entreprise et étudiants venus de diverses régions du Togo. Les échanges ont permis de mettre en évidence des résultats jugés encourageants par l’ensemble des intervenants. À ce jour, quinze étudiants de l’Institut supérieur des métiers de l’agriculture (ISMA) de l’Université de Kara et vingt étudiants de l’École supérieure d’agronomie (ESA) de l’Université de Lomé bénéficient d’une formation de master en conservation et transformation des produits agricoles. Cette formation se distingue par une forte orientation pratique, à travers des stages de terrain, des travaux appliqués et un encadrement rapproché par des professionnels. Le projet a également permis le renforcement des capacités d’une trentaine d’enseignants-chercheurs, notamment dans les domaines des méthodes pédagogiques innovantes, de l’approche par compétences et de l’e-learning.

Les bénéficiaires du projet n’ont pas caché leur satisfaction. Pour Kibalou A. Alédi, étudiant en master à l’Université de Kara : « Grâce au projet CHAIN, nous avons accès à des enseignements très pratiques qui nous préparent réellement à l’insertion professionnelle et à l’entrepreneuriat agricole, je remercie les initiateurs pour avoir mis sur pied ce projet répondant efficacement aux besoins de nous les étudiants et partant de toute la population », a-t-il confié. Pour sa part, Kossi Honoré Avossé, étudiant en master à l’Université de Lomé renchérit «Cette formation nous permet de mieux comprendre les techniques modernes de transformation des produits agricoles et de développer des projets innovants adaptés à notre environnement, nous avons de la chance de travailler avec les entrepreneurs sur le terrain et franchement nous apprenons beaucoup».

Pour sa part, Kossi Honoré Avossé, étudiant en master à l’Université de Lomé renchérit «Cette formation nous permet de mieux comprendre les techniques modernes de transformation des produits agricoles et de développer des projets innovants adaptés à notre environnement, nous avons de la chance de travailler avec les entrepreneurs sur le terrain et franchement nous apprenons beaucoup». Le projet CHAIN est porté par un consortium regroupant des universités de six pays, dont trois en Europe (Allemagne, Pologne et Roumanie) et trois en Afrique subsaharienne (Kenya, Nigéria et Togo). Démarré en 2023, le projet arrive à son terme en mai 2026. À travers cette conférence nationale, les partenaires ont réaffirmé leur engagement à pérenniser les acquis du projet et à explorer de nouvelles pistes de collaboration pour renforcer l’innovation agricole et la formation des jeunes en Afrique subsaharienne.

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Comprendre le LMD à l’Université de Kara

Synthèse des textes officiels adaptée pour les étudiants de l’UK.

1. Les Domaines de Formation

Formations regroupées en 8 grands domaines :

  • Lettres, Langues et Arts
  • SHS
  • Sciences de l’Éducation
  • Sciences et Technologies
  • Sciences de la Santé
  • Sciences Agronomiques
  • Sciences Éco. et Gestion
  • Sciences Juridiques

2. Architecture des Grades

  • Licence (L) : 6 semestres (3 ans) = 180 crédits.
  • Master (M) : 4 semestres (2 ans) = 120 crédits.
  • Doctorat (D) : 6 semestres (3 ans) = 180 crédits.

3. Les Unités d’Enseignement (UE)

  • UE Fondamentales : La base indispensable.
  • UE Complémentaires : Pour compléter.
  • UE Transversales : Langues, informatique, méthodologie.
  • UE Libres : Sport, culture, associatif.

4. Crédits et Charge de Travail

1 Crédit = 20 heures de travail (12h cours + 8h personnel).
Un semestre normal compte 30 crédits.

5. Validation et Progression

Validation UE : Moyenne ≥ 10/20.

Progression : Capitalisation des UE (pas de redoublement global).


Historique du système LMD

1999 : Origines Européennes

Les pays européens décident d’harmoniser leurs cursus pour favoriser la mobilité. C’est la naissance du modèle 3-5-8 (Licence, Master, Doctorat), calqué sur le modèle anglo-saxon.

2006 : Adoption CAMES

À Libreville, 16 pays d’Afrique francophone (CAMES) s’engagent à adopter le modèle LMD, rejoignant ainsi la pratique des pays anglophones.

L’Espace UEMOA & REESAO

Création du REESAO par 7 pays (dont le Togo) pour définir les standards communs et faciliter l’insertion professionnelle dans la sous-région.

2008 : Décret au Togo

Le Togo institue officiellement le LMD par le Décret N°2008-066/PR du 21 juillet 2008. L’enseignement supérieur togolais bascule en septembre 2009.


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