L’Université de Kara a accueilli, le jeudi 5 mars 2026, une session de formation académique et technique au campus nord, dans la salle de réunion du Centre d’excellence en protection durable des cultures (CE-ProDuC). L’activité s’inscrit dans la mise en œuvre du projet BASIS, conduit en partenariat avec des institutions allemandes et visant à améliorer la qualité de la formation dans le domaine agricole.
Cette rencontre a rassemblé plusieurs catégories d’apprenants, notamment les étudiants du master en conservation et transformation des produits agricoles, ceux du master international de management agricole, ainsi que les étudiants de la première et de la deuxième promotion du CE-ProDuC. Les responsables du projet, de même que le personnel administratif et technique impliqué dans sa mise en œuvre, ont également pris part aux échanges.
Pour le professeur TCHABI Atti, directeur du CE-ProDuC, cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à mieux préparer les étudiants aux exigences du secteur agricole. Il souligne que ce type de formation contribue à consolider les compétences des apprenants en matière de méthodes de travail, notamment dans la collecte et l’exploitation des données nécessaires à la recherche et à l’analyse des réalités agricoles.
La session a été conduite par le professeur Ralf Shlauderer, vice-recteur de l’Université des Sciences Appliquées de Triesdorf en Allemagne, partenaire du projet. Selon lui, ces activités pédagogiques offrent aux étudiants l’occasion d’approfondir leurs connaissances et de se familiariser avec des outils et approches méthodologiques utiles pour leur parcours universitaire et professionnel.
Du côté des étudiants, l’intérêt de cette formation réside surtout dans le lien établi entre les enseignements théoriques et les réalités du terrain. Gnandi Makou Améde, étudiant en master de recherche en protection intégrée des végétaux, explique que ces apprentissages les préparent à intervenir directement auprès des producteurs agricoles. Il indique que les étudiants seront amenés à se rendre sur le terrain pour recueillir des informations auprès des agriculteurs, avant de revenir au laboratoire pour analyser les données collectées. Une démarche qui, selon Awagah Akou Sylvia, étudiante du MIMA/ISMA, permet de mieux comprendre les pratiques agricoles et d’apporter des réponses adaptées aux besoins des producteurs. Elle estime que l’analyse des données issues du terrain peut contribuer à identifier des pistes d’amélioration pour les exploitations agricoles.
À travers cette formation, le projet BASIS poursuit ainsi son accompagnement des initiatives académiques destinées à renforcer les capacités des étudiants et à soutenir la recherche appliquée dans le domaine agricole à l’Université de Kara.


